Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 00:00
Internet, média qui porte des valeurs de liberté et de gratuité, a rapidement été colonisé par la publicité.
Mis à part ces considérations philosophico-politiques, la pub sur Internet a au moins deux incovéniants objectifs : elle ralentit le chargement des pages web et peut géner le confort de lecture et la navigation.

Le site "Laposte.net" sans Adblock Plus : on ne distingue pas bien l'information de la pub...


Heureusement, Adblock Plus permet de se débarrasser de ces pubs avec le navigateur Firefox ; rendant le surf plus confortable et plus rapide.


Config requise : Firefox 2.0
Config testée :
Firefox 3.0.10, Windows XP SP2

Pré-requis :
Adblock plus est un plug-in (extension) pour le navigateur web Mozilla Firefox, qui peut être téléchargé ici.

Installation :
1. Ouvrir cette page et cliquer sur le bouton "Ajouter à Firefox".
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquer sur "Installer maintenant".
3. Cliquer sur "Redémarrer Firefox" pour terminer l'installation.
4. Au redémarrage, une page s'ouvre avec une liste d'abonnements recommendés. Choisir "Liste FR (France) + EasyList" et cliquer sur "S'abonner".
Adblock est alors installé et activé pour Firefox.

Le site "Laposte.net" avec Adblock Plus : c'est beaucoup plus clair !


Utilisation :
1. 99% des pubs sont bloquées automatiquement grâce à l'abonnement à la liste .
2. Si malgré tout une pub apparait sur un site web, faire un clic droit sur la pub et choisir "Bloquer l'image avec Adblock..." puis "Ajouer le filtre".
3. Pour désactiver Adblock, faire un clic doit sur le logo rouge ABP, dans la barre d'outils en haut à droite de Firefox, et décocher "Activer Adblock Plus".
4.
Pour que l'icône d'Adblock n'apparaisse plus dans la barre d'outils mais plus discrètement dans la barre d'état de Firefox, faire un clic droit sur l'icône ABP, et dans le menu "Options" cocher "Afficher dans la barre d'état" et décocher "Afficher dans la barre d'outils".
Par Piccolo - Publié dans : Astuces et tutoriels
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 00:00
Voici un scénario pour OpenTTD (Open Transport Tycoon Deluxe) intitulé "Sud-Ouest de la France", qui est une reproduction réaliste du Grand Sud-Ouest de la France, de La Rochelle à Montpellier et de Clermont-Ferrand à Biarritz. Cette carte inclut également Andorre et le versant espagnol des Pyrénées.

Caractéristiques générales :
  • Titre : Sudouest / SouthWestFrance
  • Difficulté : normale
  • Taille : 512 x 512
  • Climat : tempéré
  • Relief : varié
  • Villes : beaucoup (253)
  • Industries : normal (97)
  • Monde réel : oui
  • Version OpenTTD : 0.7.0
  • GRF utilisés : aucun
  • Auteur : Piccolo

Versions du scénario :
  • v1.1 (2009.05.28) : modification de la production des industries et de quelques paramètres.
  • v1.0 (2009.05.10) : ajout de quelques sommets montagneux, correction de quelques bugs.
  • v0.9c (2009.05.08) : ajout des phares, des sommets montagneux et des frontières nationales.
  • v0.9b (2009.05.05) : correction des bordures terrestres de la carte.
  • v0.9a (2009.05.04) : première version diffusée.


Relief :

Le terrain de cette carte a été obtenu à partir d'une carte d'altitude que j'ai créée en suivant ce turoriel.
Le relief de cette région est très varié :
  • plat du nord-ouest (Charente, Limousin, Aquitaine et Midi toulousain) au sud-est (Languedoc-Roussillon) en suivant l'axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne.
  • montagneux au sud (Pyrénées) et au nord-est (Massif Central).

Rivières et mers :

17 rivières ont été dessinées, ainsi que le Canal du Midi qui relie les deux mers (Méditerranée et Océan Atlantique). Les embouchures des cours d'eau sont signalés par des panneaux.

Lieux remarquables :
  • 22 phares ont été placés. Même s'ils existent tous, certains ne sont plus en activité.
  • 36 sommets montagneux sont représentés avec des transmetteurs et des pannaux précisant leur nom et leur altitude.
  • Les frontières entre la France, l'Espagne et Andorre ont été dessinées avec les textures de roche.

Villes :
253 localités sont représentées. La population des villes est à peu près proportionnelle à leur population dans la réalité (100 habitants réels = 1 habitant dans OpenTTD).
Les villes principales sont Toulouse, Bordeaux, Pamplona (Espagne), Montpellier, Limoges et Perpignan.

Industries :
La plupart des 97 industries a été placée en fonction de la réalité économique actuelle ou passée de la France :
  • Les 11 mines de charbon sont situées principalement dans les Pyrénées et le Massif Central. Très actives jusqu'au milieu du XXème siècle, elles sont aujourd'hui toutes fermées.
  • L'emplacement des 5 centrales électriques a été décidé en fonction du gameplay et non de la réalité (seule la centrale d'Albi existe réellement) car les vraies sont trop éloignées des mines de charbon. Aujourd'hui les centrales à charbon sont abandonnées en France (80% de l'électricité provient de l'énerie nucléaire).
  • La moitié des 14 forêts est située dans les Landes (de Bordeaux à Dax) qui représentent dans la réalité la plus grande forêt d'Europe (12650 km²).
  • Les 7 scieries ont été placées en fonction du gameplay.
  • Les 4 gisements de pétrole et la seule raffinerie, dans le sud-ouest de la carte, sont les seuls unités d'exploitation pétrolière connues dans cette région. La production de pétrole est très faible en France.
  • Les 16 mines de fer sont situées dans le Limousin, le Languedoc, Les Pyrénées et le Massif Central. Elles correspondent à de vraies mines de fer ou à des mines d'autre métaux.
  • Les 8 aciéries ont été placées, d'une part à partir de vraies usines de transformation de métaux, d'autre part à partir de considérations de gameplay.
  • Les 18 fermes correspondent à de réelles zones d'exploitations agricoles : céréales (autour de Toulouse, La Rochelle ou Vichy), élevage (dans le Massif Central) ou vignes (dans les Corbières). Il pourrait y avoir des fermes partout : la France est la 2ème puissance agricole mondiale derrière les Etats-Unis.
  • Les 13 usines ont été placées en fonction du gameplay (position des fermes et des aciéries).

Sources utilisées :

  • Google Earth - pour importer les données du relief.
  • Tutoriel de TT-Forums - pour créer la carte d'altitude.
  • Géoportail - pour positionner les villes, les rivières et quelques sommets.
  • Guy Seret et Louis Swysen, Atlas géographique, Erasme, 1988 - pour positionner les industries etquelques sommets.
  • Wikipédia (éditions française et espagnole) pour les informations sur la population, les industries, les phares et les sommets.
  • Google Maps - pour placer les phares et les sommets.

Téléchargement :
Le scénario peut être téléchargé sur TT Forums, sur le Wiki OpenTTD et sur le contenu en ligne d'OpenTTD, directement accessible depuis l'interface du jeu.
Par Piccolo - Publié dans : Créations
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 19:50
La NeufBox, équipée de 2 ports USB hôtes, peut être utilisée comme serveur d'impression, permettant ainsi de partager une simple imprimante USB comme s'il s'agissait d'une imprimante réseau.
L'objectif est de pouvoir imprimer des documents depuis n'importe quel ordinateur domestique, sans devoir pour autant laisser allumé un PC dédié à l'impression (le PC sur lequel est connecté l'imprimante en USB).


Source : Actuneuf.com
Config requise : Imprimante USB, Neufbox V4, PC avec Windows 2000/XP/Vista
Config testée :
Imprimante Canon i550 jet d'encre USB, Neufbox V4, 3 PC avec Windows XP SP2


Pré-requis :
- Cette opération est plus simple si l'imprimante a déjà été installée sur un des PC de la maison.
- Si ce n'est pas le cas, vous aurez peut-être besoin du CD d'installation de votre imprimante (qui contient le pilote de l'imprimante), ou vous devres retrouver le pilote sur Internet (cf. étape 8).

Installation de l'imprimante sur la Neufbox :
1. Allumer l'imprimante et branchez-la sur un port USB hôte (port rectangulaire plat) de la NeufBox.
2. Ouvrir un navigateur Web et saisir "192.168.1.1" dans la barre d'adresse. L'interface de la NeufBox s'ouvre.
3. Cliquer sur l'onglet "Applications".
4. Comme demandé, appuyer sur le bouton vert de la NeufBox pendant 5 secondes et le relâcher. Quand il clignote en rouge, cliquer sur "Continuer".
5. Dans l'onglet "Partage d'imprimantes", vérifier l'icône à droite du texte "Partage d'imprimantes". Si c'est un feu rouge, l'imprimante n'est pas reconnue par la NeufBox dans sa version actuelle et ne peut être partagée. Si c'est un feu vert, l'imprimante est reconnue par la NeufBox et l'installation peut se poursuivre.


Déclaration de l'imprimante sur les postes :
1. Ouvrir le Panneau de configuration.
2. Aller dans "Imprimantes et télécopieurs" (ou "Imprimantes et autres périphériques").
3. Choisir "Ajouter une imprimante", puis "Suivant >".
4. Cocher "Une imprimante locale connectée à cet ordinateur" et décocher "Détection et installation automatique de l'imprimante Plug-and-Play". Cliquer sur "Suivant >".
5. Cocher "Créer un nouveau port" et choisir "Standard TCP/IP Port" en face de "Type de port" . Cliquer 2 fois sur "Suivant >".
6. Dans le champ "Nom de l'imprimante ou adresse IP", écrire "192.168.1.1". Cliquer sur "Suivant >".
7. Cocher "Standard" et choisir "Generic Network Card" dans la liste déroulante. Cliquer sur "Suivant >" puis "Terminer".
8. Dans la fenêtre "Installer le logiciel d'impression", choisir le pilote de l'imprimante. Puis cliquer 2 fois sur "Suivant >".
Vous trouverez le pilote de l'imprimante :
- soit en choisissant son modèle dans la liste proposée par Windows dans cette fenêtre,
- soit en cliquant sur "Disque fourni" pour trouver le pilote, soit dans le répertoire d'installation sur votre disque dur (si cette imprimante a déjà été installée sur ce poste), soit sur le CD d'installation de votre imprimante.
- si le modèle n'apparait pas dans la liste et que vous n'avez pas le pilote sur CD ou disque dur, téléchargez le pilote sur internet ou, en dernier recours, choisissez un modèle proche dans la liste proposée.

9. Donner un nom à l'imprimante, cocher "Oui" (ou "Non") pour définir cette imprimante par défaut (ou pas), et cliquer sur "Suivant >".
10. Cocher "Ne pas partager" et cliquer sur "Suivant >".
11. Choisir d'imprimer une page de test (ou pas). Cliquer sur "Suivant >", puis "Terminer".

L'installation de l'imprimante est terminée. Pour l'installer sur d'autres postes, refaire la partie "Déclaration de l'imprimante sur les postes" sur chaque PC.

Par Piccolo - Publié dans : Astuces et tutoriels
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 14:44
Pour glaner des infos sur l'informatique et les jeux vidéo, j'utilise quelques sites régulièrement. Je vais les évoquer ici afin de les faire partager. Je vais les stocker dans la section Liens, que vous trouvez sur la partie droite de ce blog.

Pour inaugurer cette section, voici cinq adresses incontornables qui concernent les jeux vidéo :




Gamefaqs
C'est une sorte de Bible du jeu vidéo. Si vous cherchez une information, un test, une soluce sur un jeu vidéo quel qu'il soit, il y a toutes les chances que vous les trouviez sur ce site exhaustif (en anglais).

Gros Pixels
Site français consacré au rétro-gaming. On y trouve une foule de tests, dossiers sur les jeux et le hardware des consoles, ordinateurs et bornes d'arcade de 1976 à dix ans avant nos jours. Le site s'accompagne d'un forum actif et de qualité.

Gamekult
Important site français consacré à l'actualité du jeu vidéo. News, previews, infos financières, tests, vidéos. Excellente émission hebdomadaire avec news et débats.

VG Chartz
Site qui recense les ventes de jeux et consoles (charts) à travers le monde. Informations à croiser avec deux autres sites : Console wars et Nexgenwars.

La bibliothèque Castlevania
Site perso francophone sur la saga Castlevania. Tests, FAQs, illustrations, musiques, revue de presse, bestiaire, histoire, versions. Site très complet, mais qui semble s'être arrêté en 2006.
P.S. : J'avais d'ailleurs apporté une petite contribution à ce site en apportant une réponse à la FAQ de"Symphony of the Night" ; à propos du générique "Prayer".
Par Piccolo - Publié dans : Liens
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 15:21



    Titre :
Mario vs. Donkey Kong
    Console : Gameboy Advance
    Version : Européenne
    Développeur : Nintendo
    Editeur : Nintendo
    Genre : Plates-formes
    Nombre de joueurs : 1
    Date de sortie : 19 Novembre 2004





En 1981, Shigeru Miyamoto crée avec Donkey Kong le premier jeu de plateforme et la première mascotte de Nintendo. En 1983, c'est un plombier italien qui vient faire de la concurrence déloyale au gorille lanceur de tonneaux, avec Mario Brothers...




Guerre perpétuelle

Aussi depuis plus de vingt ans, Mario et Donkey Kong se partagent-ils l'affiche des grands jeux de plateforme de chez Big N ; dont les plus populaires ont d'ailleurs été portés sur GameBoy Advance - la série des Super Mario Bros. pour le plombier moustachu, celle des Super Donkey Kong (Donkey Kong Country dans nos contrées) du coté du velu primate.

Il était temps pour les deux héros antagonistes d'en découdre à nouveau, dans ce Mario vs. Donkey Kong (MvsDK). Cette fois-ci pourtant, Donkey n'a nulle intention d'enlever quelque princesse pour susciter l'aversion de son vieux rival. Vautré devant son téléviseur, le grand singe autrefois si belliqueux paraît même bien inofensif. Seule, une publicité pour des figurines "Mini-Mario" parvient à le sortir de sa torpeur nonchalente.



Séduit par la réclame, le gorille se précipite chez son revendeur le plus proche afin d'acquérir le précieux produit. Mais une rupture de stock le conduit finalement à l'usine de production de jouets Mario & Co... que Donkey Kong s'empresse de dévaliser, au grand dam de son propriétaire. C'est à vous (Mario) de partir à la recherche des Mini-Mario ainsi capturés...



Retour aux sources

Ces quelques lignes de scénario sont un prétexte à un nouvel affrontement entre les deux stars inoxydables de Nintendo. Et, alors que leur rivalité à déjà été déclinée à toutes les sauces - kart, tennis, golf, mimijeux, et même baston - Mario et Donkey Kong retrouvent ici leur terrain de prédilection : le jeu de plateforme en 2D.

Mario vs. Donkey Kong est la suite logique du Donkey Kong sorti en 1994 sur GameBoy (DK94), qui proposait, outre un remake du premier DK sorti sur arcade, une bonne centaine de niveaux  mêlant habilement plateforme et réflexion. C'est donc une fois encore à l'aide de ses neurones que l'Homme va tenter de surpasser le singe.



La quête proposée par MvsDK est composée de 6 mondes, divisés en 8 niveaux chacun. Au cours des six premiers niveaux de chaque monde, Mario doit traverser deux sous-niveaux : dans un premier il faut chercher une clé et la rapporter à la sortie du niveau, dans un second il faut trouver le Mini-Mario prisonnier afin de le libérer. Ensuite, dans le septième niveau, le jeu consiste à guider les Mini-Mario ainsi délivrés jusqu'à une boîte à jouets (nous y reviendrons). Enfin, chaque monde se clôt par un affrontement old-school contre DK, dans la plus pure tradition de la série - c'est-à-dire, à grands coups de tonneaux dans la tronche.



The Logical Kong

Mais avant d'en arriver à de telles extrémités, Mario devra utiliser sa matière grise, car chaque niveau de MvsDK est une énigme à résoudre. Pour en venir à bout, il faut jongler avec un certain nombre de paramètres. Des interrupteurs de couleur font apparaître alternativement des blocs rouges, jaunes ou bleues, qui tantôt vous aident à avancer, tantôt bouchent le passage. D'autres leviers changent le mouvement des tapis roulants et autres passerelles mobiles. Les ennemis peuvent être détruits, mais peuvent parfois servir de plateformes improvisés pour franchir des zones impraticables comme les piques. Et ainsi de suite...

Si ces mécanismes sont simples à appréhender, leur combinaison, de plus en plus complexe au fil du jeu, rendent la tâche du plombier de plus en plus délicate. Passé le troisième monde, certains niveaux sont de véritables casse-tête (puzzle-games, littéralement) ; et les petits niveaux ne sont pas forcément les plus simples. Il n'est pas rare de rester de longues secondes à chercher la solution et, comme tout se déroule en temps limité, de perdre plusieurs vies avant de réussir l'énigme. Stressant !



Des lemmings dans la boîte

Comme si cela ne suffisait pas, Nintendo a ajouté une nouveauté par rapport à DK94, en s'inspirant du concept de Lemmings, le célèbre puzzle-game du début des années 90. Dans le septième niveau de chaque monde, Mario n'est plus seul à devoir atteindre son but, mais doit guider les six Mini-Mario qu'il a délivrés dans les niveaux précédents dans leur boîte à jouets.

Pour ce faire, il suffit de montrer le chemin à ces Mario miniatures, qui s'empressent de vous suivre. La difficulté vient du fait que les Mini-Mario ne peuvent emprunter le même chemin que leur maître : impossible pour eux de faire de grands sauts ou d'emprunter les échelles ; en revanche ils peuvent passer dans les passages étroits inaccessibles à Mario. A vous de gérer les deux parcours ! Sachant qu'il suffit que seul un des protagonistes (miniature ou non) meure pour que la partie soit perdue : de quoi mettre vos nerfs à rude épreuve.



Réflexes et acrobaties

Jeu de réflexion, MvsDK n'en reste pas moins fidèle au genre qui a vu naître les aventures du gorille et du plombier, à savoir un jeu de plateforme à la fois technique et intuitif. Technique, parce que la moindre erreur de manipulation, le moindre manque de précision se traduit le plus souvent par la perte d'une vie. Intuitif, parce que malgré la  pléthore de mouvements disponibles, toutes les combinaisons de touches pour les réaliser sont d'une simplicité enfantine.

Mario maîtrise en effet moult acrobaties qui lui permettent de se sortir des situations les plus difficiles : il peut sauter (saut simple, double, saut périeux arrière), faire le poirier et marcher sur les mains, gravir échelles et lianes, s'accrocher et se balancer sur les câbles pour sauter plus haut, ou encore se servir des éléments du décor ou de son fameux marteau pour balayer ses ennemis.



Voilà qui offre assez de possibilités pour faire de Mario vs. Donkey Kong un petit jeu sympathique offrant une quête simple mais addictive. Cependant, par sa maîtrise parfaite du genre, Nintendo arrive à en faire un excellent titre.

Une réalisation au service du gameplay

Premièrement, la réalisation, en plus de remettre un jeu au concept éprouvé au goût du jour, ne laisse rien au hasard. Ainsi, si les décors sont peu variés et assez dépouillés - malgré quelques animations et distorsions -, ce n'est que pour rendre l'action plus lisible ; un atout indispensable à tout puzzle-game qui se respecte. De même, les éléments avec lequel le joueur interagit (plateformes, blocs, interrupteurs, objets, monstres) sont modélisés de manière assez simple - en dépit de quelques effets 3D sommaires pour l'animation - et sont surtout vivement colorés, ce qui rend la lecture du jeu parfaitement limpide.

Mario a quant à lui bénéficié d'un soin tout particulier. Comme dans un Donkey Kong Country ou un Mortal Kombat, le sprite de notre héros a été décomposé à partir d'un modèle en 3D. Ce qui lui donne, en plus d'un aspect plus réaliste - au regard des autres éléments du graphisme -, des animations très détaillées et de toute beauté qui mettent en valeur la vaste palette d'actions réalisables par le plombier.

Enfin, musiques et sons ont également été bien pensés. Les nostalgiques retrouvent avec plaisir quelques thèmes récurrents des jeux Mario et Donkey Kong. Mais les musiques d'ambiance, malgré une relative discrétion (peu de mélodies faciles à retenir, contrairement à beaucoup de titres Nintendo), sont avant tout destinées à entretenir le stress et la tension du joueur ; la bande-son a des airs de swing et autres musiques de films à suspense. Parallèlement, les bruitages sont d'une efficacité redoutable, mêlant effets empruntés quasiment tels quels au premier Donkey Kong, et bruitages cartoonesques. Il en va de même des voix des protagonistes, qui donnent un aspect vivant et loufoque au jeu ; entre les "Mamma mia" de Mario et des Mini-Mario, les grognements de Donkey Kong et les hurlements des Toads.



La griffe Nintendo

Au delà de la réalisation, c'est la finition avec laquelle Nintendo a peaufiné ce titre qui en impose. L'habillage est exemplaire, et ne laisse place à aucune approximation. Les multiples scènes d'introduction et les interludes entre niveaux sont jolis et souvent tordants. Les menus sont clairs, faciles d'utilisation et très complets. La traduction française est sans faute, ce qui est loin d'être le cas dans tous les jeux, même actuels.

Le jeu se démarque aussi par sa jouabilité et son accessibilités exemplaires. Alors que les contrôles sont déjà faciles à appréhender, les petits tutoriaux qui introduisent tous les niveaux, ainsi que des points d'interrogation dispersés dans ces derniers, vous aident à maîtriser les mouvements de Mario et vous donnent même quelques indices pour la résolution des énigmes. Impossible de se perdre, et inutile de consulter quelque manuel d'utilisation.

Mais ne vous y trompez pas, si MvsDK est accessible à tous, en venir à bout à 100% constitue un longue et difficile quête. Une fois les 48 niveaux bouclés, le mode "Plus" succède au mode "Normal". 42 niveaux supplémentaires sont proposés, bien plus difficiles que les premiers, avec à chaque fois un Mini-Mario à conduire à la sortie, et de nouveaux affrontements encore plus corsés contre Donkey Kong.

Enfin, si le courage ne vous abandonne pas, ce n'est qu'en trouvant les étoiles de chaque niveau (en les finissant en un temps record et avec tous les objets) que vous débloquerez les 12 niveaux du mode "Expert". Bref, si l'on est prêt à se replonger dans les tableaux déjà traversés, la centaine de niveaux proposée au total par MvsDK assure une durée de vie conséquente, d'autant que la difficulté est au rendez-vous.




En conclusion, Mario vs. Donkey Kong  constitue un excellent jeu de plateforme/réflexion, à la fois accessible et difficile, dans la plus pure lignée de son ancêtre sur GameBoy Donkey Kong 94. Avec un graphisme coloré et une bande-son de qualité, Nintendo parvient à mette à jour un genre éprouvé, en y ajoutant même quelques innovations empruntées à l'antique Lemmings, en plus d'un savoir-faire certain en matière de finition et de gameplay.

Ce titre fait partie de ces rares jeux, comme Tetris, qui provoquent à la fois stress et addiction. Il n'est pas rare d'éteindre la console de rage, après avoir échoué maintes fois à un même niveau... avant de rallumer sa GBA quelques instants plus tard pour en découdre à nouveau. Si l'on y ajoute sa réalisation perfectionniste, ce MvsDK peut donc raisonnablement se hisser au rang de référence du genre.


  • Graphisme : 7/10 - Colorés sans être très détaillés, ils permettent une lisibilité optimale.
  • Animation : 8/10 - Celle de Mario est hallucinante ; les autres sont moins travaillées.
  • Maniabilité : 10/10 - Sans faille, à la fois riche, précise et très intuitive.
  • Musique/Son : 8/10 - Bande-son en accord avec le genre, bruitages et voix excellents.
  • Durée de vie : 8/10 - 102 niveaux, la difficulté en plus !
  • Intérêt : 8/10


Ce test a été soumis à la publication sur Nihon-fr.com le 14/11/2005, mais n'a pas pu être publié à cause de l'arrêt des activités du site.

Par Piccolo - Publié dans : Tests
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